Mercredi 18 février 2009
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Il est grand temps de présenter l’entreprise dans laquelle j’effectue mon
stage afin de mieux vous faire connaitre et comprendre l’environnement dans lequel j’évolue.
UAP (United Agri Product) est une société de distribution de produit phytosanitaire leader du marché Anglais et Ecossais avec environ 25% de part de marché. Elle possède 13 dépôts répartis
entre ces deux pays. Le plus important de leurs entrepôts (le plus gros d’Europe dans cette filière soit dit en passant) est à « Alconbury » (voir carte), où se trouve le siège de la
société sur deux étages et où j’effectue également mon stage.
Pour mieux comprendre la position d’UAP sur le marché des phytosanitaires je vais donner quelques chiffres et les comparer à sa société homologue française. Le chiffre d’affaire de l’année
dernière s’élève a 1.50 millions de livres pour 20000 clients. En comparaison la société « Phytoservice » basée en France, aux alentours de Blois, à réalisé un chiffre d’affaire de
700000£ l’année dernière pour 40000 clients environ. Cela n’a pas de sens me dirai vous. Cette différence s’explique principalement par la taille des clients. Loin du cliché de la bonne ferme
familiale (bien qu’il en existe un certain nombre), les fermes anglaises sont de vrais entreprises a part entière avec à leur tête plusieurs managers supervisant les productions. Pour être
honnête, travailler dans ce secteur d’activité ne m’a jamais vraiment attiré mais l’opportunité qui mettait proposée ne pouvait pas se refuser. En effet, avoir la possibilité de découvrir tous
les secteurs de la société aussi bien la finance, le marketing, l’IT support, la logistique que de travailler avec l’équipe des ventes et l’équipe commerciale est professionnellement et
humainement très enrichissant. Pour couronner le tout , cette société me paye le logement, la nourriture du matin et du soir, me prête un ordinateur portable et un téléphone portable et me paye
100 livres par semaine. Que demander de plus. Ma seule contrainte est de parler de temps en temps avec le patron en français afin d’améliorer son niveau.
C’est dans ces conditions proches de la perfection, habillé d’un costume et équipé comme un cadre opérationnel que je vais tous les jours au bureau de la société UAP de 9h
a 17h. L’ambiance dans les y est très conviviale, les gens ont le sourire et paraissent vraiment détendus. Cela vient en partie des managers et de leur façon de manager cette entreprise ou
tout le monde se connait et se tutoie.
Ce qui fait la réussite de cette société est la relation de confiance qu’on su instaurer les commerciaux/vendeurs avec leurs clients, qui deviennent pour la plupart des amis a mesure que les
années passent. Tous diplômé d’agronomie se sont de vrai spécialistes en la matière possédant le langage technique qui va avec : complètement impossible à déchiffrer lors du premier
contact. La qualité de leurs conseils et leur honnêteté sont réputés et reconnus a travers toute l’Angleterre.
Dans un des prochains articles je vous parlerai de mes différents
déplacements a travers le pays en donnant détails et anecdote. En attendant je vous souhaite bonne soirée…
Par Le Gui
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18:13
Levé 8H25...en retard comme d’habitude, définitivement trop dure de sortir du lit. Je commence le travail à 9h en général et autant dire
que c’est la course quand on se lève si tard. Rasage, douche, habillage sont devenus des courses contre
la montre dans un état de
quasi somnambulisme. Je descend avalé rapidement un jus de fruit, un croissant, les Beatles entonnent déjà leur fameux « Help i need somebody, help… » dans les petites enceintes
disséminées un peu partout dans le pub et…blocage!
Quelque chose éveille mon attention par la fenêtre. Sans que je m’en sois rendu compte, une épaisse couche de neige était tombé pendant la nuit. Je n’ai pourtant pas autant bu hier soir? Deux
pintes ce n’est pas suffisant.
« Je vais être plus en retard que prévu, décidément j’étais bien mieux dans mon lit » me suis-je dis.
Bravant le froid et les 15 cm de neige, je me suis rendu au bureau qui se trouve
à environ 3 miles de mon hôtel. La circulation étant pas mal ralentit à cause des conditions climatiques je mis plus de temps qu’à l’ordinaire pour arriver à destination.
En arrivant sur place la joie et la déception se sont mêlés.
Apparemment personne ne c’était déplacé se matin à l’exception du directeur financier qui m’annonça joyeusement: « Too much snow, we shut the office. See you tomorrow! ». Il ne me reste
plus qu’à rentrer me coucher et à profiter de cette petite journée de repos et puis, qui sait, peut être aurai je la motivation nécessaire pour écrire un nouvelle article.
La même situation c’est répété deux ou trois fois, la neige bloquant les routes
et la volonté des anglais à aller travailler. Il faut dire qu’ils ne sont pas tellement coutumier des tempêtes de neige. La dernière de ce type remonte à 1973 m’a-t-on dit et un peu en 1991 mais
rien de comparable apriori. Encore aujourd’hui des traces persistent ici ou la et ma frustration de ne pas aller skier cette année
aussi…
"Anyway, c'est la parfaite occasion de prendre quelques photos pour vous faire decouvrir les environs."
Par Le Gui
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17:28
Me revoilà dans mes aventures si
dépaysantes dans cette bonne vieille Angleterre.
Ayant la chance d’avoir un stage rémunéré
et de surcroit une entreprise prenant à sa charge mon logement et la nourriture du matin et du soir je crois pouvoir dire que je suis tranquille.
The country stukeleys hotel ne se trouve pas par hasard. Perdu dans la campagne du cambridshire entre Huntingdon et Alconbury, à proximité du prestigieux Cambridge se trouve ce vieux pub anglais
datant du 16éme siècle et uniquement composé de 8 chambres, d’une salle à manger et de l’inimitable comptoir. Facilement reconnaissable par sa couleur rose, typique des maisons de la région,
mélange de peinture blanche et de sang, ayant pour but d’éloigner les mauvais esprits à cette époque. Couleur plaisant aux femmes d’aujourd’hui pour son originalité mais beaucoup moins aux
hommes, qui n’arrivent pas à en rire. Les hommes seraient-ils un peu macho sur les bords ?
On retrouve dans cette taverne peuplée d’habitués et de passants, venus déguster les plats les plus copieux, une ambiance conviviale, que dis-je, « fraternelle ». Il est dans la culture
Anglaise de se retrouver au pub afin de décompresser de la dure journée de travail écoulée et je dois dire que celui-ci n’échappe pas à la règle. Se remplissant des 5h, heure de sortie des
travailleurs, les bières et les discussions ne désemplissent pas jusqu’à 22h30 ! Les anglais se couchent tôt (la semaine...).
A mon arrivée, je fus d’abord frappé par le monde présent au comptoir dans un endroit si reculé mais surtout en pleine semaine. Très vite aspirée par la convivialité imprégnant les lieux je me
laissais entrainer dans des discussions farfelues avec de parfaits inconnus, tentant tant bien que mal de comprendre leurs accents déjà bien imprégné par la bière. Impressionné par leur descente
et leur ouverture d’esprit je ne me fis pas prier pour enchainer les verres entouré de mes nouveaux compagnons, édenté pour la plupart. (Jean Michel…pas de dents !! Petite boutade cher
correcteur ne t’inquiète pas de ma santé mentale).
Fatigué de mon voyage je finis par monter dans ma chambre et m’endormir rapidement afin d’appréhender ma première journée de travail.
Par Le Gui
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17:12
La conduite à gauche fut pour moi un
véritable évènement. Etant amené à me déplacer pendant mon stage pour rencontrer les clients aux quatre coins du pays, je n’avais pas d’autre choix que de venir en voiture.
Apres 5h30 de voiture dans les pattes et un réveil difficile autour de 6h du matin j’arrivais enfin à Calais juste à l’heure pour traverser la Manche et démarrer
enfin cette aventure étrangère. Je traversais donc la Manche sur un de ces vieux ferries tremblant proches de la rupture mais qui a le mérite d’être terriblement peu cher. L’arrivée en Angleterre
m’effrayait réellement. Non pas que la langue en elle même me paraisse véritablement difficile mais a l’idée de conduire de l’autre coté entouré de tous ces gens qui se demanderait ce qu’un
pauvre frenchy fait en angleterre, chez eux! Les pires images me traversaient l’esprit. Une armée d’anglais rougeots par l’alcool klaxonnant ce pauvre agneau égaré qui cale à tout bout de champs
crispé sur son volant tant il était effrayé par la prise des ronds points à contre sens.
C’est un peu tremblant que je montais en voiture pour descendre du bateau et poser mes roues sur la terre ferme aux alentours de 15h ce mercredi là. Décidant de suivre le bon vieux conseil
paternel : “suis les autres voitures et tout se passera bien” je m’engageais sur le sol britannique sans vraiment d’autres choix pour être honnête.
Combien de fois
me suis-je répété : “Mais pourquoi ils ne font pas comme tout le monde ces p**** d’anglais”. Il s’avérait que le conseil était plutôt utile puisque je
n’eu pas trop de mal à sortir du port et à atteindre rapidement la voie rapide qui relie Dover à Folkestone. J’attendais avec impatience et néanmoins nervosité le premier rond point. C’était
« LE » test.
Au bout du compte je suis arrivé en à peine deux heures de temps à Huntingdon, village à côté de Cambridge dans le cambridgshire avec la forte impression que c’était un jeu d’enfant et je que
n’avais vraiment pas à m’en faire pour ça. To be continued...
Par Le Gui
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